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POUR QUE LIRE DEVIENNE UN DROIT 

 

On a déjà dit que  » taxer les livres, c’était imposer l’ignorance« . Il reste à dire que les vendre, c’est déjà en exclure les lecteurs . Disons-le.  Qui a les moyens acheter pour lire tout son saoul ?  C’est une infamie que celui qui n’est pas riche soit aussi privé de son patrimoine qu’est le savoir accumulé de l’humanité.  

Heureusement, ce n’est qu’affaire de peu de temps temps avant que tout ce qui s’est écrit et s’écrira devienne disponible sur l’écran de votre ordinateur.  Le plus tôt sera le mieux, car il faut que la culture sorte de sa cage et soit accessible à tous.

Bravo. Mais ce serait une autre infamie que l’auteur ne puisse recevoir, pour son travail de créateur, ce que le consensus social juge que vaut son apport à la culture collective et le plaisir que retire chaque lecteur de la lecture de ses oeuvres. La rémunération  de l’auteur doit être assurée.

Or, ce n’est  pas par des droits d’auteur traditionnels qu’on y parviendra. C’est une procédure archaïque, lourde, injuste, difficile d’application et vulnérable au favoritisme et à toutes les tricheries.  L’État doit veiller à ce que le créateur en arts et lettres reçoive le prix de son travail.  L’État qui en assumera la responsabilité fera faire à la  culture un grand bond en avant.

Comment le faire ?  Voici une proposition concrète.  

Imaginez que l’État fournisse à chaque citoyen un Compte-Lecteur à son nom, avec un identifiant auquel le lecteur ajoute son propre mot de passe et crédite chacun de ces comptes d’un même montant. (Disons ici 100 $ annuellement, mais ce n’est qu’une illustration; ce pourrait être 50$ ou 200$).

Imaginez, maintenant, que l’État assume la responsabilité de publier sur un site internet dédié a cette fin, sous réserve peut-être d’une quelconque censure dont on pourra convenir, TOUS les écrits dont leur auteur québécois demande la publication, lui ouvrant simultanément un Compte Auteur   Imaginez que quiconque veut accéder à l’un de ces livres ou autres écrits – classés par titre, auteur, taille, catégorie, etc, etc, – puisse le faire en autorisant le virement, de son compte-lecteur au compte de l’auteur d’un montant déterminé.

Quel montant ? À discuter, mais idéalement un montant minime, allant par exemple, selon la nature du texte, de 0,00005 $ a 0,001 $ du mot, ce qui signifierait, pour son auteur, 20 $ l’exemplaire pour un livre TRES sérieux de 20 000 mots… et 5 $ pour une roman sentimental sans prétention de 100 000 mots. Prix cassé… , mais il s’en écoulera beaucoup plus… On lira davantage.  Et la clientèle sera d’autant plus vaste que le lecteur qui ordonne le paiement a ses premier « achats » gratuits et n’a à ajouter de ses propres deniers que s’il excède la limite fixée par le montant qu’on lui a crédité.  C’est par cette approche que passe la rentabilité du métier d’écrivain. 

Le développement d’une intelligentsia, aussi, car on multipliera ainsi le nombre des auteurs et, en faisant fluctuer chaque année les prix par types de littérature, l’Était pourra favoriser ceux – romans essais etc. – qu’on veut encourager.

Les éditeurs ? Leur fonction ne sera plus de faire imprimer, mais sans doute d’assurer la publicité et la promotion de « leurs » auteurs, en échange d’un pourcentage des recettes à retirer, par contrats d’agents, sur un marché du livre devenu alors extrêmement porteur. En effet, si on donne a chaque citoyen 100 $ par années avec lesquels il ne peut qu’acheter des livres – dont chacun en moyenne lui coûtera, disons 10 $ et les 10 premiers rien du tout – il est probable qu’une majorité sera bien en demande de suggestions pour profiter pleinement de ce pactole…  Avec le temps, viendra l’accoutumance, puis une fringale de lire…  Puis peu a peu  la culture…

Pierre JC Allard

 

 

 

 

2 réflexions sur “POURQUOI et COMMENT les livres devraient être GRATUITS…

  1. Hâ ! J’aime cette idée !!!! Je n’en vois pas encore les défauts, mais c’est juste parce que je n’aime pas rechercher les défauts ; je laisse ça à d’autres. mais peut-être qu’il n’y en a pas ? En tout cas, ça m’amuserait d’essayer.

    Quant à l’éditeur, il fait un tel travail de préparation du texte que sa place restera toujours, à mon petit avis, indispensable. J’en vois les bienfaits quotidiennement sur moi et mes camarades.

  2. Pingback: Le sens des faits – volume 5 | Pierre JC Allard

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